Un réseau fort et des engagements à tenir !

Malgré la période peu propice, compte-tenu des travaux agricoles, de nombreux agriculteurs se sont organisés pour se mobiliser à travers la France, avec près de 20 sites ciblés, afin de dénoncer les distorsions de concurrence entre les produits français et les produits importés, et le manque de compétitivité des exploitations agricoles françaises. Cette mobilisation d’envergure a permis d’obtenir des réponses concrètes du ministre de l’agriculture sur les grands points noirs de l’agriculture française.

Les agriculteurs ne peuvent pas subir des importations massives de produits ne répondant pas aux mêmes conditions de production, alors même qu’ils doivent répondre aux attentes toujours plus exigeantes des consommateurs vis-à-vis de leur alimentation. La montée en gamme est certes une stratégie incontournable mais, face à des conditions de concurrence non équitables, elle conduit à une impasse. Le ministre s’engage à œuvrer pour plus d’homogénéité des règles européennes et à faire respecter les lignes rouges de la France dans les accords internationaux, à savoir le strict respect de notre niveau d’exigence sanitaire, l’absence de concurrence déloyale du fait de conditions de production moins exigeantes et la protection des indications géographiques. Nous demandons le maintien du dispositif d’étiquetage de l’origine des viandes et du lait qui est en cours d’expérimentation, et son extension à d’autres produits.

Concernant la complexité et l’ajout perpétuel de normes, le ministre s’engage à reconduire le CORENA, comité de rénovation des normes en agriculture, dont le rôle est d’évaluer l’impact technico-économique de chaque nouvelle réglementation, éviter les incohérences et les normes absurdes, notamment les surtranspositions franco-françaises des règles européennes.

La compétitivité des exploitations étant au centre de nos préoccupations, différents leviers doivent permettre de la soutenir. La création et la répartition de la valeur entre les différents maillons de la chaîne est le premier cheval de bataille, le projet de loi sur l’équilibre des relations commerciales, issu des Etats généraux de l’alimentation, et actuellement en débat au Sénat, doit absolument fournir le cadre juridique nécessaire pour les acteurs des filières. Les coûts de production sont également une inquiétude constante ; concernant les charges sociales, la suppression annoncée du CICE pour les employeurs de main-d’œuvre saisonnière doit faire l’objet d’un examen de son impact. La fiscalité doit également permettre aux exploitations d’être beaucoup moins fragiles face aux nombreux aléas sanitaire, climatique et économique du métier d’agriculteur.

Les combats sont nombreux et ce n’est pas fini ! Le gouvernement a l’avenir de nos filières « entre ses mains » et devra respecter ses engagements. Notre engagement syndical restera fort et déterminé.

 

Fabien JOFFRE, Président FDSEA Dordogne

Pierre-Henri CHANQUOI, Président JA Dordogne

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