Tuberculose Bovine : Groupe de travail Interdépartemental

Les 5 départements d’Aquitaine, ainsi que les 2 départements des Charentes, sont frappés depuis quelques années par la tuberculose bovine qui prend de plus en plus d’ampleur. Face à cette situation, un groupe de travail s’est réuni. Une vingtaine de représentants des réseaux FDSEA/JA et GDS se sont retrouvés le 10 décembre à Saint-Macaire pour échanger sur la gestion de la tuberculose bovine.

Les objectifs de la rencontre étaient de dresser un état de situation de la Tuberculose, de comprendre les enjeux de la lutte, les difficultés posées par les outils de diagnostic et les conséquences sur le cadre réglementaire, et les mécanismes en place pour “faciliter” la mise en œuvre de la réglementation et pallier à la défaillance des outils de lutte. Il s’agissait enfin de dégager des axes d’amélioration du dispositif à défendre conjointement entre partenaires techniques et syndicaux.

Dans un premier temps, une présentation a été faite de l’état de situation de la Tuberculose en France et en Aquitaine : historique de la lutte, évolution de la situation depuis les années 1950 (forte baisse du nombre de cheptels infectés depuis que les éleveurs se sont structurés au sein du réseau des GDS pour lutter collectivement – aujourd’hui le nombre de cheptels infectés est très faible comparativement), enjeux de la lutte, notamment par rapport au commerce international de bovins et l’importance de conserver l’appellation “Officiellement Indemne” de la France. Un point a également été fait sur les performances et les limites des différents outils de diagnostic, sachant que le seul diagnostic direct est un diagnostic post mortem. L’expérimentation sur le test Interferon est une avancée, même s’il coûte cher et n’est pas non plus la solution miracle, mais plutôt la moins mauvaise des solutions. Force est de constater que les outils étaient adaptés à la situation des années 50 avec 25 % de cheptels infectés, mais que ces outils ne sont plus suffisants en situation de faible prévalence. A noter également l’engagement des éleveurs dans la prophylaxie, qui permet une recherche plus précoce, ce qui est une véritable amélioration. L’importance de faire avancer la recherche pour avoir des tests fiables a été soulignée d’un point de vue technique. Les débats autour de la gestion des suspicions et des cheptels déclarés infectés ont fait ressortir l’importance de l’accompagnement de l’éleveur touché, à tous les niveaux : psychologique, social, technique, financier, … , face à la gestion déshumanisée par l’administration.

Enfin, un point a été fait sur la Biosécurité, c’est-à-dire les bonnes pratiques pour limiter la propagation de la maladie : limiter les risques liés à l’introduction d’animaux dans l’élevage, au voisinage, à l’environnement et enfin limiter les autres risques (visiteurs, matériels, …). En effet, la lutte contre la tuberculose ne peut se cantonner à la détection et à l’assainissement des foyers.

Les débats, nombreux, ont permis de dégager des axes d’amélioration du dispositif à défendre conjointement entre partenaires techniques et syndicaux sur lesquels les différents partenaires autour de la table se sont engagés à travailler. Cette réunion est une réelle avancée positive dans la gestion de cette maladie.

 

Claire TAMISIER, FDSEA Dordogne

Sébastien Lechevallier, JA Dordogne

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