Coûts de production, cheval de bataille !

Depuis le milieu de l’été, les cours du blé, du maïs et du soja ont fortement augmenté : le prix du blé fourrager a progressé de 40 % entre les mois d’août 2017 et 2018. Le maïs, jusqu’alors plutôt stable connaît une hausse de 12 % au mois d’août. Les cours du tourteau de soja sont en hausse de 20 % par rapport à l’année dernière. La hausse des céréales est une évolution bénéfique pour les céréaliers dont les trésoreries sont fragilisées par 4 années particulièrement moroses.

Cependant, ces hausses ne doivent pas impacter les filières qui dépendent directement du coût des matières premières, en particulier les élevages avicoles très contractualisés (volaille de chair, palmipèdes, poules pondeuses, lapins). Les Etats Généraux de l’Alimentation, puis l’examen de la loi Agriculture et Alimentation n’ont eu de cesse d’insister sur la nécessité de construire des indicateurs réactifs pour permettre le transfert en cascade des coûts de production jusqu’à la distribution. Alors que l’aliment pèse pour plus de 65 % dans le coût de production des aviculteurs, ces hausses doivent impérativement être prises en compte dans les négociations commerciales à venir. C’est indispensable, la situation économique de ces élevages pourrait se dégrader très rapidement !

 

Fabien JOFFRE, Président FDSEA Dordogne

Pierre-Henri CHANQUOI, Président JA Dordogne

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