C’est à l’État d’agir !

Lors de la venue du Président de la République le 19 juillet dans le département, une délégation FDSEA-JA Dordogne a rencontré Anne-Claire Mialot, conseillère d’Emmanuel Macron, afin de faire remonter nos principales revendications.
Suite aux dégâts causés par les violentes intempéries, nous avons demandé la reconnaissance du caractère de calamités agricoles pour que les producteurs impactés puissent être indemnisés face aux pertes de récoltes et aux pertes de fonds, ainsi que la mise en œuvre du dispositif de dégrèvement de la TFPNB, ce qui est actuellement étudié par le ministère de l’agriculture.
Concernant les installations des JA, nous avons alerté sur les dysfonctionnements de l’ancienne réglementation, avant 2015, qui n’était pas du tout adaptée à nos exploitations. Nous restons très vigilants pour qu’il n’y ait aucune conséquence sur les nombreuses installations du département ayant eu lieu entre 2008 et 2014 !
Sur la réforme de la fiscalité agricole, nous avons eu la confirmation de la création d’une « épargne de précaution » dans le prochain Projet de Loi de Finances 2019 afin de faire face aux aléas climatiques, sanitaires et économiques, et rendre ainsi les exploitations moins fragiles, une demande que nous faisons depuis de nombreuses années !
Pour le projet de loi issu des États généraux de l’alimentation, la FDSEA et les JA ont rappelé que la juste répartition de la valeur entre les maillons de la chaîne alimentaire ne pourra se faire sans une méthode coercitive en contraignant les industriels et les distributeurs par des contrôles et des sanctions systématiques. Il ne faut pas leur laisser le choix, la loi devra se traduire par des règles obligatoires en matière de négociation commerciale !

La FNSEA et les JA ont rencontré le Président le lendemain, le 20 juillet, les sujets de préoccupation ont aussi été solidement défendus, en insistant sur l’urgence de retrouver du revenu, de la stabilité et de la confiance pour les agriculteurs.
Le grand problème des distorsions, dont souffrent de nombreuses filières, tant vis-à-vis des pays tiers qu’en Europe, est un frein énorme à la compétitivité de nos exploitations. Une distorsion supplémentaire va encore être rajoutée pour les employeurs avec la suppression du CICE pour les travailleurs occasionnels. Le Président a répondu qu’il souhaitait trouver une solution compensatoire pour le secteur agricole, c’est indispensable !
La FDSEA et les JA Dordogne attendent une ambition claire et durable du Président et du gouvernement pour l’agriculture qui a toujours été un secteur clé et stratégique de notre pays. Les agriculteurs méritent des solutions à leurs justes revendications, c’est à l’État d’agir !

 

Fabien JOFFRE, Président FDSEA Dordogne
Pierre-Henri CHANQUOI, Président JA Dordogne

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